Biographie de Jean-Claude Carrière

Jean-Claude Carrière est un homme de culture, aux multiples talents d’écriture. Il dit de lui-même, avec la modestie qui le caractérise, qu’il est « conteur d’aujourd’hui », ce qui veut dire écrivain, poète, mais aussi scénariste, adaptateur, et dramaturge, traducteur, quand il n’est pas acteur ou ne dessine pas.

 

Il est né dans l’Hérault, en septembre 1931, à Colombières-sur-Orb, sous le soleil, au milieu des vignes, des oliviers et des bêtes. A la fin de la guerre ses parents viennent s’installer à Montreuil-sous-bois et deviennent gérant  d’un petit café. Le jeune garçon paysan change radicalement de vie. Il raconte d’ailleurs cette jeunesse dans « le Vin bourru » paru en 2000. Féru de lectures, il passe son Bac et poursuit ses études classiques au lycée Lakanal de Sceaux puis intègre l’École normale supérieure de Saint-Cloud. Il publie en 1957 son premier roman « Lézard », alors qu’il n’a pas encore fini ses études. Il passe une licence de Lettres et une maîtrise d’Histoire, mais il va se consacrer au dessin et à l’écriture.

Sa rencontre avec Jacques Tati est fondamentale puisque c’est chez lui qu’il fait la connaissance de Pierre Étaix, avec lequel débute un travail de collaboration d’écriture scénaristique. Il se lie ensuite avec Bunuel et entâme une relation qui durera une vingtaine d’années, jusqu’à la mort du cinéaste. Il cosigne avec lui, entre autres, les scénarios de « Belle de jour » (1967), « Le Charme discret de la bourgeoisie » (1972), « le Fantôme de la liberté » (1974) ou « Cet obscur objet du désir »(1977). Il travaille avec de nombreux réalisateurs, citons Louis Malle, Miloš Forman, Jacques Deray, Jean-Luc Godard, Volker Schlöndorff, mais aussi Nagisa Oshima ou très récemment Michael Haneke et Atiq Rahimi pour l’adaptation de son roman « Syngue Sabour ». Il participe à une soixantaine de films.

Dans le même temps son travail théâtral est tout aussi intense et se distingue aussi par une amitié de trente ans avec Peter Brook, avec lequel il travaillera notamment sur « le Mahabharata » en 1989.

Côté cinéma il reçoit en 1983 le César du meilleur scénario original pour « le Retour de Martin Guerre » réalisé par Daniel Vigne. Côté théâtre c’est en 1991 qu’on lui attribue le Molière de l’adaptation pour « la Tempête », mise en scène au Théâtre des Bouffes du Nord par Peter Brook.

 

Très apprécié par la critique comme par le public, ce touche-à-tout de génie est un boulimique de travail et un fin observateur. Il publie aussi de très nombreux livres (une quarantaine), qu’il cosigne souvent car Jean-Claude Carrière excelle dans la collaboration. Il a publié très récemment « Désordres », bribes autobiographiques présentées par ordre alphabétique, et « Mémoires espagnoles ». Il est l’auteur d’une dizaine de pièces et a  traduit des ouvrages avec brio, notamment Kiarostami avec sa femme Nahal Tajadod, femme de lettres iranienne et grande érudite.

Il voyage énormément, nourrissant son travail de toutes ses observations, ses rencontres là-bas ou chez lui, dans sa maison qui est l’ancien atelier de Toulouse-Lautrec, auparavant bordel parisien dans le quartier de Pigalle.

Quel que soit son mode d’expression, Jean-Claude Carrière s’amuse à « dévisager » la société dans laquelle il évolue tout en cultivant un goût immodéré pour l’imaginaire. Son travail consiste à mixer les deux dans un savant et délicat équilibre. Il dit lui-même : » Il faut corrompre le réel par l’imaginaire ».

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